Le Chien Rose

Un grand n'importe quoi dans la tradition des grands n'importe quoi du net
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Evilenko

Aller en bas 
AuteurMessage
Mr Meuh!
Master de la Ceremony
avatar

Nombre de messages : 1612
L'endroit où j'ai mes fesses posées :
Date d'inscription : 15/07/2004

MessageSujet: Evilenko   Lun 10 Oct - 15:06

C'est dommage, vraiment. Et vu comment je commence tu dois de douter que je n'ai pas été super enthousiaste devant ce film. C'est dommage parce qu'il y aurait fort à dire d'un script pas abouti et d'une mise en scène qui ne respecte guère ses notes d'intention (voir là dessus le dernier N° de Mad). Le réalisateur en est resté à cette scène où il aura dans la vie vraie rencontré Andrej Rommanovitch Ciketilo, ici Evilenko, alias le tristement célèbre Monstre de Rostov, ne comprenant sans doute même pas sa propre fascination, celle qui vous saisi devant le regard oblique d'un malade mentale.
D'abord parce que question mise en scène ça ne dépasse pas le niveau téléfim. c'est plat, sans profondeur, c'est découpé platement, linéaire, comme son script. Ensuite parce que si l'auteur fait le parallèle entre la décadence du régime et celle d'un communiste (pur et dur et qui mangeait vraiment les enfants celui là) en fait il ne montre pas grand chose ni de l'un ni de l'autre. L'Union Soviétique se délite mais il faut qu'on nous le dise pour qu'on le comprenne. Evilenko progresse dans sa folie à mesure de cette déliquécence, mais en fait non, on a juste l'impression qu'on nous révèle scolairement les exactions d'un malade. Des exactions qu'on nous épargne, sauf une fois ou deux, et la seconde c'est tellement... ridicule finalement, essayant de terrifier, son réalisateur, qu'au final on s'en fout, on remarque le faux sang. En fait seul peut-être le premier meurtre nous parle de sa monstruosité, de l'abyme de son cerveau, pas parce que c'est gore, simplement parce que c'est cradde (on ne voit rien de l'action) mais le réalisateur n'ira jamais plus loin question folie. Tout repose sur la trogne que s'est fait Malcom "je suis abonné au psychopathe" Mc Dowell. On pense d'ailleurs à la performance de Thierry Frémon, bouche rentré, tic des mains typique des schizos... mais au fond on n'en sera pas plus sur l'état mentale du personnage, sur sa souffrance réel, ou sur celle en contre point des parents des victimes.
C'est dommage parce que l'auteur prétend connaitre mieux le personnage que ceux qui l'ont jugé. Pas difficile d'après ce qu'on comprend du système. Hélas il a sans doute oublié en chemin que pour parler d'un tel individu sans jugement il faut réellement parlé de lui, pas se limiter à l'anecdote (parfois, en plus au limite du fantastique ou de la cohérance même, le psychiatre). Et Ciketilo en a parlé de sa souffrance, raconté ses énormes moments de déprime, il a aussi déclarer qu'il était un animal, qu'il fallait le tuer, cette haine de soi nulle part on la retrouve.

A la surface, voilà où on est, avec un récit particulièrement scolaire qui de temps en temps va risquer des scènes périlleuses, comme celle avec la gamine dans la classe ou l'interogatoire qui provoquera la chute d'Evilenko. Des scènes qui aurait pu présager du meilleur, mais c'est clair, et la dernière scène est éloquante à ce sujet, le réal en est resté à cette fascinante et unique rencontre avec Ciketilo... la dernière scène, on s'en doute (voir le N° de Mad où il en parle) est celle qu'il a lui même vécu. Elle ne nous apporte aucune réponse, rien qu'on ne savait déjà, Ciketilo est fascinant parce qu'il a commis la pire des transgressions, il est effrayant parce qu'il est muré en lui-même, il sait tout ça de lui, il s'en est servit durant tout son monstrueux parcours.... une image, un reflet, rien d'autre. Et on ira jamais plus loin que ça. Bref, Ciketilo est bon pour devenir une îcone de plus dans le bestiaire morbide qui plait tant au foule.
Oui c'est dommage parce qu'en dépit de tout on comprend bien que ce n'était surtout pas l'intention du réalisateur....


(sortie qu'en DVD sauf en Italie)

_________________
Si j'avais sut où tout cela nous ménerait, jamais je ne m'en serais mêlé.

Max Planck, à propos de ses propres études
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bomaz
flooder à la con
avatar

Nombre de messages : 556
Age : 76
L'endroit où j'ai mes fesses posées : entre Bangkok et Miami
Date d'inscription : 17/07/2004

MessageSujet: Re: Evilenko   Lun 10 Oct - 20:49

ah ben tu me casse tout !!!
moi qui comptait me l'acheter !!!!
pppfff !! maintenant je vais être obligé d'acheter calvaire ( yeah )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.peugeot.fr
 
Evilenko
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Chien Rose :: les trucs qui bougent qui s'écoute qui se lise :: Le grand écran-
Sauter vers: